Des voix et des voies vraiment démocratiques

L'Écho des Boucles vous présente deux candidatures aux élections législatives de dimanche prochain qui se veulent hors « système ». Il s'agit de faire entendre une voix différente et de montrer qu'une autre voie est possible. L'Écho des Boucles soutient les initiatives qui ont pour but de libérer la démocratie séquestrée par les partis et les médias aux ordres de l'oligarchie.

Décidons Nous-Mêmes

Jeudi 13 juin en soirée, un coup de fil de Philippe Ponge, membre du Mouvement Constituant Populaire (voir ci-contre), et je me laisse embarquer à nouveau dans l’aventure des législatives, avec un collectif qui œuvre pour redonner le pouvoir au peuple, vous savez, dêmos kratos, démocratie… En 2022, c’était avec Espoir RIC (RIC : référendum d’initiative citoyenne), cette fois-ci c’est avec la coalition Décidons Nous-Mêmes. Le suppléant est facile à trouver, c’est le même qu’en 2022, un ami qui était d’ailleurs sur la liste de cette même coalition aux Européennes.

Le Mouvement Constituant Populaire veut contribuer à la convergence des mouvements populaires contre l’oligarchie qui nous gouverne, en plaçant au centre de toutes les luttes la seule revendication qui puisse faire l’unité : l’avènement d’une démocratie réelle. Car nous ne sommes pas en démocratie, malgré les mensonges répétés des voleurs de pouvoir. Le mot démocratie, trop longtemps dévoyé, doit reprendre son sens : un système politique maîtrisé par le peuple, grâce à un processus constituant populaire permanent.
Il ne s’agit en aucun cas que tout le monde décide de tout et tout le temps. Il s’agit que le peuple fixe lui-même les règles de sa représentation, puisse les changer quand elles ne conviennent plus et garde toujours le dernier mot. C’est la définition de peuple souverain.
Pour faire l’union des démocrates réels, le Mouvement Constituant Populaire concentre son action sur la massification de l’éducation populaire, à travers des actions coordonnées à l’échelle nationale.

https://www.mouvement-constituant-populaire.fr/

Ma situation personnelle actuelle ne me permet pas de mener une vraie campagne, surtout en aussi peu de temps, mais l’avantage des collectifs de ce type, c’est de trouver un vivier de citoyens qui ont envie de participer activement à faire bouger notre société. Ainsi, on m’a trouvé un mandataire habitant la circonscription où je me suis portée candidate.

En trois jours, j’ai donc imprimé, rempli, signé et fait signer à mes suppléant et mandataire, les quelques documents nécessaires, et déposé le tout le dimanche 16 à la Préfecture. Grâce à l’expérience des précédentes législatives, tout cela avait un petit air de déjà-vu qui m’évitait le stress.

En 2022, il m’avait été conseillé de choisir une commune avec machine à voter. En effet, dans ce cas, on envoie aux mairies le bulletin en version dématérialisée, il est imprimé et présenté en un exemplaire dans chaque bureau de vote et l’électeur n’a qu’à appuyer sur le bouton correspondant au bulletin. Nous avons donc uniquement fait de l’affichage avec les moyens du bord et à moindre coût (affiches constituées de 4 format A3 imprimées maison !) sur tous les panneaux électoraux de la circonscription choisie. Le but était quand même de profiter de ces panneaux pour faire connaître la démarche et d’essayer de rapporter des voix, car, au premier tour, dès lors qu’un parti récolte au moins 1 % des suffrages dans 50 circonscriptions, chaque voix lui rapporte 1,64 €. Ce qui a été le cas pour la première fois en 2022, preuve que la démarche commence à être connue et attire les écœurés du système actuel.

Cette fois-ci, la circonscription que l’on m’a stratégiquement proposée comporte 3 communes, dont 2 avec machines à voter. Même si nous n’habitons pas juste à côté, mon suppléant et moi allons faire avec le mandataire une soirée collage…Cela veut dire repérer les bureaux de vote à l’avance sur internet, puis faire la tournée des panneaux électoraux, affiches et pot de colle en main.

C’est une aventure que je n’aurais jamais imaginé vivre, moi qui m’étais complètement détournée de la politique depuis des années. J’allais voter parce que l’on m’avait expliqué maintes fois que c’était un droit acquis de haute lutte et donc un devoir. Et j’étais une bonne fille, qui faisait bien ses devoirs…Mais le choix me laissait toujours perplexe. Tellement cette impression de bonnet blanc et blanc bonnet…Depuis, la crise Covid est passée par là, j’ai ouvert les yeux sur notre monde, vraiment. Changement de grille de lecture, nouvelles personnalités inspirantes, des luttes à mener pour mes enfants, en voyant enfin des alternatives à ce monde désespérant. La démocratie réelle en est une. Ça ne sera pas facile, car c’est à l’inverse de tout ce que l’on nous a appris. Nous avons été conditionnés depuis l’enfance à croire que déléguer nos responsabilités et notre volonté à un tuteur, en déposant le nom d’un figurant de théâtre médiatique dans une urne était un acte d’adulte souverain, libre et responsable. Nous ne souhaitons plus signer de chèque en blanc à des individus que nous ne connaissons que par les images et les promesses qu’ils nous présentent…et qui n’ont aucune valeur contractuelle.

Avec Décidons Nous-Mêmes nous souhaitons faire avancer l’idée d’un autre modèle, le référendum d’initiative citoyenne, qui existe déjà en Suisse, ainsi qu’un mandat impératif et révocatif pour les élus. Ce paradigme est conforme au «Contrat Social » de Rousseau qui exprime que le souverain, qu’il soit roi ou élu, est au service de la volonté générale exprimée par le peuple ; il n’a que le pouvoir exécutif, c’est à dire celui d’organiser la mise en œuvre de cette volonté. La question de l’expression de cette volonté générale est un aspect technique important qui sera le sujet d’un prochain article. Des solutions pratiques ont déjà été proposées par Condorcet, et nous avons maintenant, grâce au numérique, de nouveaux moyens techniques pour les mettre en œuvre.

Pour en savoir plus : https://decidonsnousmemes.fr/

Florence


Les abstentionnistes font campagne !

Au second tour des élections présidentielles de 2022, le taux d’abstention était de 28,01 %, au second tour des législatives de 2022, ce taux était de 57,4 % et aux Européennes, il a atteint 48,6 % … De ce constat est née une idée originale.

Candidat aux législatives dans la douzième circonscription des Yvelines, Patrick SCIELLER a eu une idée originale il y a quelques semaines, celle de représenter le « parti politique » le plus important de France : les abstentionnistes et de pouvoir déployer cette démarche dans tout le pays.

« Nous proposons à ceux qui ne votent pas car ils n’ont plus confiance dans le système, de pouvoir voter sans donner leur voix à un parti. Aujourd’hui, les abstentionnistes ne sont pas représentés et ne participent pas aux votes des lois. En votant pour nous, leur pourcentage serait pris en compte. Une fois élu, le député Abstentionniste s’engage à consulter le citoyen afin de se rapprocher le plus possible d’une démocratie directe (…) Nous prévoyons de faire des référendums ou des sondages et de les prendre en compte pour voter les lois, de telle sorte qu’un pourcentage des votes soit directement issu de la population, selon le principe du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). De plus, de cette manière, il devient impossible de corrompre nos députés… »

Tout un programme !

Pour faire leur connaissance : https://lesabstentionnistes.fr

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